Clean-Tech
Clean-Tech
Traitement des déchets, des eaux, des sols, de l’air / énergies propres (9 juin 2009)
Intervenants :
- Olivier Dupont, Président du Directoire, DEMETER PARTNERS
- Frédéric de Ligondés, Directeur associé de Mar-Tech & Finance, professeur à l’Université Versailles Saint-Quentin, Chaire international des Eco-innovations ECONOVING, délégué général de l’Observatoire de l’immatériel
- Arnaud Etcheberry, Directeur de l’Institut Lavoisier de Versailles, Directeur de Recherche au CNRS
Editorial :
La croissance du marché des éco-technologies et leur potentiel pour les années à venir.
Nous sommes condamnées… à optimiser l’utilisation des ressources naturelles et à minimiser la génération de déchets en offrant une alternative plus propre que des produits et services traditionnel. Le marché des éco-technologies regroupe des sociétés dont les produits, services et procédés utilisent une technologie innovante, compétitive et la mettent au service de la préservation de l’environnement.
Le marché mondial des éco-technologiesest, en 2008, estimé par le Multimedia Research Group à 220 Md€. Il pourrait s’élever à 1 300 Md€ en 2017, soit une croissance de l’ordre de 18% par an sur les neuf prochaines années.
Cette dynamique de développement est soutenue par un niveau élevé d’investissements en faveur des éco-technologies. Dès 2006, 42 Md€ étaient investis dans ces technologies aux États-Unis, 30 Md€ en Europe et 20 Md€ en Asie.
À l’origine de ces investissements, on trouve des grands groupes apparentés au secteur de l’automobile, de la distribution électrique, de l’électrotechnique, de la pharmacie et de l’agroalimentaire. Ces industriels ont en commun le fait de consommer beaucoup d’énergie et de matières premières.« À titre d’exemple, General Electrics prévoit d’investir 1,16 Md€ dans des projets de R&D sur les éco-technologiesd’ici 2010. Le groupe BP a créé en 2007 un fonds d’investissement de 6,2 Md€ pour le développement d’énergies alternatives. Toyota a consacré 4,65 Md€ en 2006 pour le développement de ses moteurs hybrides et piles à combustible« , commente Aline Lapierre, consultante au sein de l’activité Chimie et Matériaux d’ALCIMED.
Au chapitre de l’investissement en capital-risque, l’année 2008 s’est clôturée sur un montant total de capitaux investis record de 8,4 Md€, en hausse de 38% par rapport à l’année 2007 (source Cleantechs Group). Et cela, malgré un quatrième trimestre 2008 en retrait comparé aux trois premiers. De 1989 à 1991, les sommes atteignaient à peine 775 000 euros ; entre 1999 et 2006, soit 10 ans plus tard, les montants engagés dans le monde dépassaient les 7,75 Md€.Devant l’ampleur du mouvement, la possibilité de voir surgir une “bulle verte” sur ces technologies nouvelles a même été évoquée. Mais différemment de ce qui s’était passé avec Internet au début des années 2000, la valorisation des entreprises Cleantechs s’appuyait en partie sur des actifs matériels – et pas seulement sur des potentielles applications d’une technologie.
En Europe, la France est 3ème pour les montants investis. Elle arrive juste derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne. Les projets et investissements conduits par les grandes entreprises françaises du secteur de l’énergie (Areva, Total, EDF), du traitement des déchets (Veolia, Suez), du transport constituent un atout majeur pour le développement et la promotion des acteurs français des éco-technologies. Les laboratoires du CEA, de l‘INRIA, de l’IFP et du CNRS sont également catalyseurs de projets innovants et de création de start-up. Une dizaine de pôles de compétitivité se sont spécialisés sur des applications associées aux éco-technologiesparmi lesquels NANCIES (Centre International de l’Eau de Nancy), AXELERA (Rhône-Alpes), Capénergies (régions PACA, Corse, Monaco) ou DERBI (Languedoc-Roussillon).
Ces capitaux ont bénéficié avant tout à des entreprises dans les énergies renouvelables. Le secteur des éco-technologiesest ainsi passé devant celui des télécommunications, mais il reste devancé par la santé et Internet.À l’heure de la crise économique, plusieurs facteurs continuent à jouer en faveur de la croissance des éco-technologies. Selon un sondage réalisé en février dernier auprès de fonds d’investissement français, 69% des fonds spécialisés dans le capital risque technologique sont prêts à investir dans le secteur de l’énergie et des cleantech dans les prochains mois. « Il y a un gros appétit pour les cleantech, qui sont plus attractives qu’un secteur traditionnel comme la santé, pourtant porteur. C’est une vraie lame de fond, dont l’ampleur nous a surpris« , souligne Patrick Vignaud.
Oui, les éco-technologiesrencontrent une nécessité environnementale partagée, une aspiration au changement naissante et grandissante des populations et une réalité business. Elles contribueront sans aucun doute aux dynamiques économiques nouvelles qui émergeront dans les prochaines années
Bonnes rencontres et merci de l’énergie dépensée à préserver notre environnement !
Thierry Chevalier
Mar-Tech & Finance
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